Du 1er juillet au 31 août à la basilique Saint-Bonaventure (Lyon 2) et à L’Antiquaille (Lyon 5) Du 1er septembre au 4 octobre à la collégiale Saint-Paul (Lyon 5) et à L’Antiquaille (Lyon 5) EXPOSITION
Le 25 juin à 18h à L’Antiquaille CONFERENCE
De quand datent les premières représentations de la Cène, le dernier repas de Jésus ? Certes, rien n’assure que les plus anciennes n’aient pas été détruites. Cependant, on peut penser qu’il faut attendre le 6ème siècle pour voir apparaître ce thème iconographique. Il demeure assez rare. Et ce sont les querelles eucharistiques du 11ème siècle qui provoquent une multiplication des images. Les Ordres Mendiants se l’approprient dans les réfectoires de leurs couvents. Ainsi, la plus célèbre de toute, la Cène de Léonard de Vinci (1498) se trouve-t-elle dans un réfectoire dominicain à Milan. Le traumatisme des Réformes du XVIe siècle fait de la Cène une image catholique qui n’a plus grand chose d’un repas et tout d’une messe. Au XXe siècle, l’Eglise ne contrôle plus la production des images, y compris religieuses. Des artistes s’emparent de la Cène pour exprimer parfois la foi, souvent une revendication, en en faisant un langage déconfessionnalisé. L’exposition, en vingt-deux chapitres, chronologiques ou thématiques, se veut une exploration artistique, historique et théologique.
Avec beaucoup d’humour et de justesse, cette comédie autour d’une procédure de nullité de mariage catholique, va permettre à tous les protagonistes, les ex-époux et leur nouvelle et ancienne familles, de redéfinir ce qui les lie et la force de l’amour passé, présent et à venir.
C’EST QUOI L’AMOUR de Fabien Gorgeat. France, 2026, 1h40. Avec Laure Calamy, Vincent Macaigne, Lyes Salem et Mélanie Thierry. Sélection Rencontres du sud 2026
Marion, catholique pratiquante, aimerait se marier à l’église mais Fred, son futur conjoint, a déjà été marié religieusement. Un cousin prêtre leur conseille une reconnaissance de nullité de mariage, que l’Eglise catholique peut accorder (ou pas) à travers une longue procédure administrative. Fred prend contact avec son ex-femme, Marguerite. Celle-ci, en couple depuis des années avec Sofiane, est tout à fait partante pour répondre à cette demande, ce premier mariage n’étant plus pour elle qu’un lointain souvenir.
Mais dès l’ouverture du processus pour valider la nullité du mariage, les premiers questions inquisitives surprennent Marguerite et font aussi vaciller Fred. S’aimaient-ils vraiment il y a 20 ans ? Etaient-ils trop jeunes pour s’engager ? Une maladie mentale ? Il y a aussi la question des enfants : Marguerite et Fred ont ensemble une grande fille, Léa. Que devient-elle si leur mariage est annulé ?
Sofiane, le conjoint de Marguerite, finit par s’inquiéter du temps qu’elle consacre à cette démarche, ou à son ex-mari, notamment lorsqu’il la voit prendre autant de plaisir en regardant le vieux dvd de leur mariage. Pendant ce temps Raphaëlle, leur fille adolescente, vit son premier amour avec toute l’innocence et la passion de son âge, comme un reflet de toute union en devenir.
Le scénario du film suit au plus près la procédure demandée par l’Eglise catholique en cas de demande de reconnaissance de nullité de mariage. Si dans un divorce civil, les problématiques tournent essentiellement autour des finances et de l’administratif, ici, il faut revenir à la source même du mariage. Hormis les cas extrêmes (comme les violences conjugales ou la non-consommation du mariage), pourquoi s’est-on séparé et surtout pourquoi s’est-on marié la première fois ? Marguerite et Fred sont contraints de questionner la profondeur du lien les unissant, la sincérité de leur serment à 20 ans.
Sur un sujet aussi délicat, et autour d’une procédure administrative et canonique aussi ancienne que rébarbative, le réalisateur Fabien Gorgeat trouve le ton juste pour en parler avec humour, tout en respectant les choix de chacun.
Dans la scène finale Léa, la fille de Marguerite et Fred, prend la parole et dans un discours très émouvant, montre combien la façon actuelle de faire famille est poreuse, incluant les beaux-parents et les sœurs ou frères des fratries recomposées, non pas comme un fractionnement de l’amour mais comme sa multiplication.
Au fin fond du Maine rural en 1917, deux jeunes musiciens qui se sont rencontrés au conservatoire, collectent des chants traditionnels. Les paysages et la photographie du film sont à couper le souffle, ce souffle qui fait vibrer les voix qu’ils enregistrent sur des cylindres de cire. Attentifs, ils mettent en confiance ceux qui confient des airs appris de leurs aïeux. Ces derniers ne font pas revivre des souvenirs, mais trouvent dans les airs et des mots déjà composés, la force de vivre une existence dure.
Les deux jeunes hommes écoutent. A ce point du récit, il n’est pas question d’ethnographie ni de conservation du passé. C’est la vie en direct ‑ la leur et celle de ceux qui chantent et souffrent. Il n’y a qu’elle, elle occupe tout l’espace. Si souvenirs il y a, ils sont tus.
Pour écouter, il faut du silence, de la concentration même. C’est une manière d’être au monde sensuelle, charnelle et pudique. Mieux encore que la caresse qui touche sans saisir, le recueil des voix. Le son, bien que physique, on ne peut mettre la main dessus.
Les scènes d’enregistrement du patrimoine chanté sont parabole de ce que la narration veut raconter sans le nommer, parce que c’est innommable, aux deux sens du terme. Pourquoi et comment choisit-on la vie ? Suffit-il de revenir vivant et sans blessures physiques de la guerre pour être vivant ? Suffit-il de manger, de boire, d’avoir une vie sociale pour être vivant ? Faut-il quitter son pays ou y revenir ? Faut-il être habité par le passé ou en faire table rase ?
Une histoire seconde se glisse dans le récit. Alors que toutes les chansons semblent des complaintes qui parlent d’amour et d’infidélité -surtout celle des hommes envers les conquêtes d’aventures voulues sans lendemain- les protagonistes éprouvent un amour interdit au point que la narration se refuse à le nommer ou le montrer, juste une ou deux images, un ou deux propos, gagnés sur l’impossible.
« The History of Sound » est le titre de la nouvelle de Ben Shattuck, co-scénariste, traduite en par « La forme et la couleur des sons ». Pour le film, en France « Le son des souvenirs » a été retenu, « Le souvenir du son » au Québec. Ces hésitations illustrent un malaise, comme si le scénario s’était laissé emporter par la narration que cependant il ne cesse de déjouer. Les vingt dernières minutes sont de trop. Faudrait-il connaitre la fin d’une histoire pour qu’elle ait du sens ? Cela n’arrive jamais sauf dans les romans, et encore, les mauvais. Dans l’histoire, dans l’existence, on ne connaît jamais la fin ; vivre, c’est ne pas connaître la fin.
La mort elle-même n’est pas une fin. Non qu’il faille imaginer une vie après la vie, mais les morts, parents ou soldats tombés au front, commandent de vivre. Ils chantent : va, vis, laisse-moi désormais reposer. Vivre, c’est inventer la suite, si ce n’est l’avenir ; c’est l’avenir où ils ne sont pas.
L’auteur relate son expérience d’animateur d’activités en détention.
Bien des intervenants en détention, animateurs, profs, personnels de santé, entreprise de maintenance, aumôniers, etc. reconnaîtront la prison telle qu’ils la fréquentent. A ce titre, la lecture de la BD me paraît présenter assez justement ce qu’est la vie derrière les barreaux. (Je ne comprends pas cependant comment un mineur peut se retrouver dans une maison d’arrêt.)
Personnellement, une chose surtout me manque dans ces pages, fort justes, la fraternité avec les détenus. Le simple fait de représenter l’extérieur et de bosser pour les détenus, sans toutefois appartenir à la Pénitentiaire, vaut l’intérêt et souvent l’estime des détenus, pour peu du moins qu’ils ne se sentent pas jugés, méprisés, regardés de haut ou avec distance. Cela ne vaut pas seulement pour les relations dans la durée, mais aussi pour les rencontres impromptues et souvent sans lendemain, dans une coursive.
Dans ce documentaire, le réalisateur suit 5 jeunes migrants mineurs à Marseille. Ils cherchent à s’intégrer au plus vite et à vivre librement leur avenir. Malgré les nombreuses difficultés, ils vont avancer dans leur intégration et dans leur projet de vie. Histoire de prouver à leur mère que, vraiment, tout va bien.
A partir de 2019, le documentariste Thomas Ellis a suivi un groupe de migrants mineurs à travers un atelier de théâtre et d’expression. Pour ce film, il choisi 5 d’entre eux et les suit pendant plusieurs années. Ils ont tous volontaires et acceptent la présence de la caméra, avec un naturel confondant. Tous ont en commun une réticence à parler de leurs voyages pour arriver jusque là, cette question qu’on leur pose trop souvent. Ils ont aussi peur des démarches administratives et des interrogatoires, mais une volonté sans faille pour parvenir à se faire une place dans leur nouvelle société. Tous les cinq y parviendront, comme le titre l’indique.
Il y a Aminata, une jeune adolescente vive et volubile, sachant parfaitement se faire respecter en tant que femme et refusant farouchement un avenir qu’elle n’a pas choisi, notamment un mariage arrangé par son entourage familial. Abdoulaye et Tidiane sont frères et pendant que le premier va au lycée, le second, grand jeune homme au regard très mature, doit prouver qu’il est encore mineur. En France, on ne peut refuser des enfants mineurs. Khalil parle à peine Français, ce qui l’handicape encore plus dans les démarches et rend encore plus difficile une scolarité ou un apprentissage. Junior veut être recruté par les grand clubs de foot européen et s’entraîne beaucoup. Ils sont tous en lien par téléphone avec leur mère, qu’ils rassurent toujours par l’envoi du même message : Tout va bien…
Avec des portraits pris sur le vif, en pleine conversation avec une amie ou un travailleur social, on se familiarise peu à peu avec ces adolescent dont la foi en l’avenir impressionne. La mise en scène alterne ces conversations avec de brèves et pudiques séquences de fiction onirique où le son et l’image évoquent leurs drames passés, comme un rappel des cauchemar qui les hanteront longtemps. La caméra sait les respecter tout à fait et ne laisse jamais l’émotion aller jusqu’au larmes, alors qu’ils sont si fragiles.
Le film est tourné à Marseille. Ville portuaire qui, depuis sa fondation à l’aube du christianisme, a toujours été une porte d’entrée pour les migrations venues de toute la Méditerranée, puis du monde entier. C’est aussi une ville qui, depuis toujours, connaît les dangers de la navigation et rend hommage chaque année aux disparus en mer. Ainsi, en septembre 2023, lors de la venue du pape François à Marseille, on a la surprise de découvrir Junior lisant un passage de l’Evangile (Actes des apôtres, chapitre 27) lors de la cérémonie à Notre-Dame de la Garde. Magnifique et émouvant instant de cinéma. Le réalisateur avait, quelques temps plus tôt, assisté au baptême de Junior dans un cadre plus intime.
Un autre passage émouvant est celui où on voit enfin sourire Khalil. N’étant pas francophone, il a beaucoup galéré pour trouver de quoi subsister. D’autres migrants plus intégrés et plus débrouillards lui déconseillent d’aller vers »le réseau », trop dangereux. Il fait un temps livreur en vélo puis enfin est accepté en apprentissage. Son sourire est si lumineux dans l’atelier où il mesure un tube de cuivre et où il peut enfin être celui qui aide l’autre. Quant à Aminata, elle célèbre ses 18 ans en quittant le foyer pour un appartement à elle, et une longue conversation au téléphone avec sa mère : »c’est moi qui choisit ma vie ».
En quittant ces 5 adolescents à l’aube de leur vie adulte et de leur intégration dans une nouvelle société, on sait que tout ne sera pas facile pour eux. Mais leur témoignage nous redonne une espérance pour notre futur commun, et la capacité des sociétés occidentales à accueillir cette jeunesse qui a traversé la mer, prête à affronter tous les dangers pour construire leur propre avenir. Par rapport à de nombreux autres films autour du thème des migrants, celui de Thomas Ellis, loin de nous anéantir émotionnellement, ou de nous culpabiliser, propose, avec de nombreuses associations existantes, des solutions pour les soutenir dans leur désir d’autonomie et les rêves secrets qui leur ont donné la force de changer de monde.
Thomas David, Un frère, édition de l’Olivier, Paris 2025
Le récit de la maladie mentale fait entrer dans le monde parallèle et inhospitalier de ladite maladie, une prison, relégué. Pourquoi faudrait-il l’habiter ? Parce que l’on est soi-même malade et que l’on n’y échappe, parce que l’on est soignant, parce que l’on est parent, frère, sœur, conjoint, ami.
Comment parler de son frère que la maladie rend hostile et qui demeure celui que l’on aime, qu’il faut parfois protéger contre lui-même, que l’on ne sait plus fréquenter par ce que sa maladie détruit son entourage en le détruisant ? La maladie est incurable, handicap de santé et handicap social, inéluctable, jusqu’à la mort.
C’est la beauté de ce court texte, composé de courts fragments, dire l’affection plus fort que l’horreur, l’impuissance bienveillante plus forte que la violence destructrice. La vie se dit en éclats, la colère d’une lave qu’arrête seulement la fin de l’éruption, éclair éblouissant de tendresse et de finesse, obsessions que les nombreuses anaphores donnent à voir un peu…
Le malade a voulu être debout et renverser le Titan ; ses parents dans leur souffrance et abattement ont voulu rester debout, pour ne pas sombrer et ralentir la chute de leur enfant. Ecrire est une manière de se tenir debout. Le combat est perdu d’avance. La souffrance est là, la mort arrive, la sienne, la nôtre. Opposer le redressement à ce qui avilit, même vain en définitive, c’est cela vivre. Devant la violence de ce qu’est vivre, certains projettent le repos et la vraie vie après la mort. Les disciples du chemin, de la vérité et de la vie ne sont-ils pas ceux qui œuvrent au relèvement ici et maintenant, qui veulent eux et les autres debout, même grabataires ?
Le récit est ainsi tout sauf une chronique de l’ensevelissement, lutte contre le recouvrement. Ce qui le rend urgent et nécessaire, c’est de recouvrer la vie qui fait encore vivre, même après la mort. L’écriture ne soigne pas de la perte ou de quoi que ce soit. On ne fait pas le deuil des gens que l’on ne supporte pas de ne plus pouvoir serrer dans ses bras : ils ont emporté dans le tombeau ce que nous étions avec eux. Ecrire, c’est faire sortir du tombeau ce que nous sommes encore avec eux. Ecrire, c’est aussi vain que se tenir debout, mais c’est vivre. Il y a de l’illusion à donner du sens là où il n’y en a pas. Affirmer qu’il n’y a pas de sens est déjà une manière de mettre de l’ordre, du discours, du sens. Le sens est une stratégie pour avoir prise sur le réel parce qu’il faut bien tenir.
A Calcutta, à la veille de ses 37 ans, Teresa, la mère supérieure d’un couvent, attend l’autorisation de fonder un nouvel ordre plus adapté aux réalités de l’Inde. A travers ce portrait d’une femme tenace et souvent rude, la réalisatrice montre les exigences de la vie religieuse, avec une juste réflexion sur la place du corps chez celles qui ont choisi de donner leur vie à Dieu.
TERESA – MOTHER de Teona Strugar Mitevska. Belgique/Macédoine/Suède/Danemark, Irlande, 2025, 1h43. Avec Noomi Rapace, Sylvia Hoeks, Nikola Ristanovski. Venise 2025, sélection Orizzonti.
Critique de Magali Van Reeth, SIGNIS France
Comme Teona Strugar Mitevska, mère Teresa est Albanaise de Macédoine et la réalisatrice dit qu’elle a toujours été marquée par cette figure de femme forte et libre, cette célébrité, cette sainte contemporaine. Pour ce film, elle a fait beaucoup de recherches et rencontré les derniers témoins qui l’ont connue. A partir de ce travail, elle construit une fiction pour cerner au plus près ce personnage étonnant, cette femme énergique près à bousculer le monde pour arriver à ses fins.
La première partie du film nous montre mère Teresa dans son couvent qui gère une école catholique pour filles, d’où elle s’échappe pour aller nourrir et soigner les corps décharnés dans les rues de Calcutta. Elle attend une lettre du Vatican lui donnant l’autorisation de fonder un nouvel ordre, plus adapté à ses projets, l’ordre des Missionnaires de la charité.
D’emblée, on est frappé par une mise en scène puissante où les personnages semblent toujours vouloir s’échapper du cadre – comme Teresa tente de sortir des règles de sa congrégation. Les lieux envahissent l’espace, la musique est plus rock que sacrée et l’actrice Noomi Rapace incarne une femme dure avec elle-même et les autres, maniaque quand il s’agit de »ne pas s’habituer », y compris à la disposition des meubles dans une chambre.
La seconde partie du film est centrée sur la question de l’avortement. C’est un sujet toujours brûlant dans la religion catholique et fermement condamné par les autorités religieuses mais qui, lorsqu’on en vient aux cas particuliers, soulève de graves questions morales, physiques et médicales, et des réponses variées. C’est aussi pour la réalisatrice l’occasion d’aborder un aspect peu connu de la vie des religieuses. Une fois entrées au couvent, elles restent femmes dans leur chair, dans leur corps, dans leur esprit. Elles ont des règles, des seins qui gonflent, des désirs de maternité, surtout dans un environnement où on fait si souvent référence à la maternité de la Vierge Marie. Du corps, du sang et des larmes, il est en aussi question dans cette ville de Calcutta où les malades et les mourants envahissent certains quartiers. Quand on sacrifie sa vie à Dieu, on y va aussi avec son corps. C’est aussi pour cette raison que le titre international du film est Mother, la mère en Anglais, celle qui donne la vie, d’une manière ou d’une autre.
Comme mère Teresa a heurté sa hiérarchie en son temps, le film pourra heurter les spectateurs qui attendent une hagiographie sulpicienne. La mise en scène de Teona Strugar Mitevska nous bouscule par ses cadres inhabituels, par ses images originales et, tout en respectant le personnage, en montre un côté plus charnel, plus libre, plus âpre et dur à la prise de décision. Mais il fallait sans doute tout cela et même plus pour l’immense travail auprès »des plus pauvres parmi les pauvres » qu’elle a accomplit en Inde et par le monde.
Arts, culture & foi est un service du diocèse de Lyon en vue de la rencontre et du dialogue avec le monde des arts et de la culture.
Il voudrait aussi permettre aux communautés catholiques de nourrir leur quête grâce aux interrogations posées par les arts et la culture.